Les Pouillots forment une famille importante d'espèces de petits passereaux.
Ces espèces se répartissent selon les régions du monde, mais en France on peut rencontrer les 3 sortes de pouillots les plus communs même s'ils ne se laissent pas aisément observer.
Le Pouillot fitis.
C'est le Pouillot le plus commun d'Europe avec le Pouillot véloce, dont il se distingue peu.
De la taille d'une mésange bleue, son corps est élancé à fin.
Il a le dessus du corps olive, le dessous jaune pâle mais l'élément distinctif indiscutable de leur plumage est leur sourcil jaune contournant le dessus de l'œil (critère commun à tous les pouillots).
Il a un bec et des pattes de couleur claire tirant sur l'orangé.
Il vit dans des milieux boisés, bosquets, parcs et jardins touffus. Il s'y nourrit d'insectes chassés pratiquement au sol, sous les feuilles. Avant la migration du printemps, il apprécie un régime de fruits.
Visiteur de l'automne au printemps dans les régions méridionales, il revient des régions plus septentrionales où il séjourne en été.
Celui-ci s'est arrêté le 9 septembre. Nous fera-t-il le plaisir de résider chez nous cet hiver?
Le Pouillot véloce.
Très semblable au Pouillot fitis avec qui on le confond aisément,
il se présente toutefois avec un corps un peu plus rondelet.
Son plumage est plus terne: gris vert, brun olive sur le dessus,
le dessous est plus gris clair à beige, blanc; c'est selon l'époque et son âge.
Son sourcil clair est aussi présent mais moins long.
Le contour de l'œil est bordé en partie basse par un liseré blanc bien net.
Ses pattes sont noires. Ce qui le différencie du Pouillot fitis.
Ses lieux de vie et sa nourriture sont semblables à ceux du Fitis.
Sa zone de répartition est toute l'Europe mais il migre dans le bassin méditerranéen où il hiverne.
Sa présence a été repérée chez nous le 18 octobre.
Son cri est très reconnaissable par un "huit" très sonore.
Celui du fitis est semblable mais plus saccadé et coupé en 2 syllabes "hu-it".
Le Pouillot siffleur
Ma première rencontre avec le pouillot siffleur a eu lieu le 13 août dernier, surprenant par ses couleurs vives. Ne s'observant généralement que dans les bois, celui-ci a profité de la baignoire d'eau du jardin destinée aux oiseaux.
Rien de tel qu'un bon bain et de boire à satiété par cette canicule!
C'est le plus grand des pouillots avec ses longues ailes.
Mais les distinctions d'avec les autres pouillots sont :
- son long sourcil jaune brillant au dessus de l'œil,
- la bande vert foncé qui lui barre l'œil, parallèle au sourcil jaune,
- et les joues et la gorge jaunes.
Le dessus du dos est jaune olive et le dessous est blanc généralement.
Exigeant un habitat de feuillus, il fréquente les forêts de grands hêtres et de vieux chênes. Il y construit son nid au ras du sol.
Comme tous les nids de pouillots, c'est une construction en forme de niche avec un trou d'envol latéral, camouflé dans les hautes herbes et les feuilles.
Ce pouillot migre en automne en Afrique équatoriale. Il revient dans son aire de reproduction en avril ou en mai dans toute l'Europe (sauf l'Espagne et le nord de la Scandinavie).
Le Chardonneret se dit élégant! Paré de ses couleurs vives et variées, il se remarque aisément.
Sa tête est cerclée de rouge avec un masque de Zorro sur les yeux. Ses joues et sa gorge sont blanches et le dessus de la tête noire. Bref tout pour se faire remarquer. Comme cela ne suffit pas, ses ailes revêtent des plumes noires barrées d'un jaune éclatant. Il ne peut être confondu avec les autres fringillidés de sa même famille : linotte mélodieuse, tarin des aulnes, verdier d'Europe.
En vol, on peut l'identifier grâce à son chant mélodieux ressemblant à de fines vocalises flûtées.
Son régime alimentaire est essentiellement composé de graines issues des plantes des champs; notamment le chardon (dont il tient le nom), le pissenlit et autres plantes sauvages. Son gros bec pointu lui permet d'en extraire les graines.
Il se montre donc dans les sites riches en plantes sauvages et arbres fruitiers. Pour l'attirer chez soi, il suffit de lui accorder quelques surfaces non tondues au début du printemps dans son jardin.
Son espèce reste fragile et dépend de la qualité de son habitat.
Du fait de la diminution de ces espaces de verdure de qualité, le chardonneret élégant s'est peu à peu rapproché des habitations et est devenu un hôte familier régulier des jardins. L'hiver il apprécie la présence de mangeoires garnies de graines ou les boules de graisse.

Au retour des beaux jours, on le laissera redevenir autonome à la recherche de sa nourriture. Dans les contrées chaudes comme chez nous, on lui mettra toutefois à disposition une bassine d'eau où il n'hésite pas à s'abreuver.
C'est un oiseau sociable qui se mêle aisément à d'autres passereaux. Sur la terrasse de la maison, il se mêle à une bande de tarins des aulnes.
Au moment de la période de nidification, il passe au régime d'insectes dont il nourrit ses petits. Il passe ainsi plus inaperçu.
Son nid est édifié sur un arbuste dans une haie et est constitué d'herbes sèches formant une coupe. Il n'occupe pas les nichoirs. La femelle pond en général 5 oeufs qu'elle couve seule pendant que le mâle s'occupe de la ravitailler. Les oisillons prennent leur envol au bout de 2 semaines.
Les juvéniles se reconnaissent bien même s'ils n'arborent pas les couleurs éclatantes au niveau de la tête.
Sédentaire en France, il hiberne généralement sur son aire de nidification quand le climat y est supportable.
Même s'il semble présent partout avec des populations nombreuses, le chardonneret élégant est protégé en France et reste vulnérable.
A nous de lui proposer un environnement adéquat dans nos jardins.