jeudi 19 octobre 2017

le Gobemouche noir

Je ne vois ce petit passereau qu'au moment de sa migration en avril ou en septembre. Se reproduisant à l’ouest, au nord et au centre de l’Europe, il choisit notre région pour ses haltes migratoires.

Cette année, j'ai pu en observé un (ou plusieurs car rien ne m'a indiqué que ce soit le même spécimen) pendant plusieurs semaines du mois de septembre. Chaque matin, il venait boire à l'abreuvoir des oiseaux et chasser.





C'est un petit oiseau noir et blanc. Le dessous du corps est blanc ou beige et le dessus foncé. Mais la distinction essentielle est le noir et blanc de ses ailes et sa queue toute noire. Il se distingue en cela du gobemouche gris.
Je ne le verrai jamais noir et blanc car ce sont ses couleurs nuptiales. Il se présente après la saison des amours dans des tons de brun plus ternes.


Il fréquente les forêts de feuillus ou les forêts mixtes, les vergers de plein vent, les parcs. Cet oiseau n'aime pas les sous-bois touffus et préfère les sols dégagés et herbeux sous les arbres, ce qui facilite sa chasse aux insectes.
Mais il préfère les chenilles, les coléoptères et les mouches qu'il trouve posés au sol. En outre, les araignées et les mollusques fournissent un appoint non négligeable à son alimentation. Au début de l'automne, il consomme également les baies des arbustes.

Il n'est donc pas étonnant qu'il s'approvisionne à la maison à cette époque avant le grand voyage vers le sud saharien où il passe tout l'hiver.
09/2019 


09/2019 

09/2019 

09/2019 

Le Gobemouche noir a des populations stables et cette espèce est commune dans la majeure partie de sa distribution.
Les nichoirs artificiels peuvent faire augmenter la densité quand les cavités naturelles manquent ou sont rares. Des augmentations de population sont souvent observées, beaucoup plus que des déclins.  Cette espèce n’est pas menacée actuellement.



jeudi 12 janvier 2017

Les Guêpiers d'Europe

Depuis quelques temps, j'entendais parler de l'existence de ces oiseaux sur notre territoire. Il était dit que l'on pouvait en observer non loin de notre village. Mais, il fallait bien repérer les endroits où ils reviennent chaque année pour nicher. Chose pas si simple puisque ces oiseaux migrateurs n'apprécient que des reliefs bas constitués de berges sablonneuses où ils creusent leur nid en galerie.
Ce type de géologie ne se trouve pas partout. Leur situation m'a amenée à parcourir des lieux que je ne connaissais pas encore et fait découvrir de jolies promenades.

C'est donc à plusieurs battements d'hirondelle, que j'ai découvert plusieurs sites de nidification en ce début de mois de juin 2016.
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Ils avaient dû migrer depuis quelques semaines. Après un long périple dangereux, revenant d'Afrique où ils hibernent, ils se réinstallent dans ces zones cultivées et spacieuses. Ils y trouvent le gîte, et une alimentation constituée d'insectes ( abeilles, guêpes, frelons, papillons...) qu'ils chassent autour des fruitiers. Leur vol gracieux mais rapide leur permet de capturer tous les insectes en vol.
C'est ainsi que je les ai repérés; mais aussi par leurs cris qu'ils émettent tout en voulant.


















Dès leur retour, ils réhabilitent ou creusent un nouveau nid sur le site de l'année précédente du mâle.
Ils peuvent enlever 7 à 12 kg de terre pour  faire la galerie qui mène au nid. Le terrier mesure de 70 à 150 cm de long.    
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 La femelle dépose 4 à 10 œufs à un ou deux jours d’intervalle. L’incubation dure 20 jours. Les 2 parents couvent à tour de rôle, ce qui leur permet d'aller s'alimenter.Les poussins naissent aveugles et sans duvet. Ils s'envolent 1 mois après la naissance mais restent dépendants des parents pour la nourriture pendant 3 semaines supplémentaires.














Le Guêpier d’Europe est commun localement et largement répandu dans la majorité de sa distribution.
Toutefois, comme tous les oiseaux et animaux, ils subissent certaines menaces.

Menaces :
L’usage des pesticides réduit les populations d’insectes, les canalisations des cours d’eau suppriment les rives sableuses et donc les sites de nidification. Ils sont également dérangés par les développements  humains.  Mais l’espèce n’est pas menacée pour le moment.

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