mardi 6 décembre 2016

Les Rougequeue dans tous leurs états

Le rouge-queue noir est un passereau très commun. De tout temps, je les ai vus proches de la maison et en cela ils sont très familiers de l'homme.Pour la plupart ils sont sédentaires dans toutes les régions, mais migrent pour échapper au grand froid. Toutefois ils s'éloignent de nos habitations en été pour chercher un peu de fraîcheur. Sinon, on les voit voleter de cheminée en bordure de toiture, montrant aisément la couleur rousse de leur queue. C'est pourquoi on les nomme ainsi. Mais ils portent aussi le sobriquet de "ramoneur" car le mâle a la tête et les ailes très noires.























on les reconnaît aussi par le tressautement sur leurs deux pattes et le mouvement incessant de leur queue.


Un petit bain leur fait toujours plaisir en fin d'été; à cet effet, leur mettre une petite bassine peu profonde remplie d'eau où ils viennent aussi s'abreuver.
un jeune sortant du bain

Insectivores, ils se nourrissent de fourmis, papillons,.. mais ils raffolent des baies de la vigne vierge. Ils s'en rassasient tout l'automne pour faire des réserves de graisse pour l'hiver.Cela permet de faire facilement de belles photographies.
Ici vous vous familiariserez avec son cri et son chant




















une autre espèce de rouge-queue se montre de temps en temps mais est plus rare, il s'agit du rouge-queue à front blanc.


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 Naissance à la maison

Ce printemps 2016, un à deux couples de rouge-queue noir ont installé leur nid fait de brindilles, d'herbe et de mousse dans un recoin en hauteur et à l'abri des courants d'air.
Ils ont donné naissance à 2 oisillons chacun.

la femelle couvant pendant que le mâle chasse pour lui apporter de la nourriture


quelques semaines plus tard, 2 jeunes grandissent, attendant la nourriture au nid

 

les parents laissent les petits et reviennent à tour de rôle pour les nourrir. Le père me fait bien comprendre que je n'ai rien à faire à proximité de sa progéniture par des approches d'intimidation


Enfin, il prend le risque et se décide à aller jusqu'au nid !

 Maintenant, plus personne au nid! Tout le monde s'est envolé.









lundi 5 décembre 2016

Les Tourterelles turques

La tourterelle turque bien que commune dans nos villages, n'en est pas moins récente. En effet, elle est native d'Inde et a migré en Europe au cours du siècle dernier. L'espèce a été introduite aux Bahamas dans les années 1970.




 La Tourterelle turque vit dans les zones urbaines et rurales, les fermes, là où elle peut trouver de quoi se nourrir. La Tourterelle turque se nourrit sur le sol, mais fréquente aussi les mangeoires en hiver. Elle s'alimente essentiellement de grains en tous genres, mais apprécie le cas échéant les baies des arbustes et les fruits bien mûrs des vignes vierges.







Au début de l'automne, un couple qui a niché non loin de la maison, a pris l'habitude de venir s'abreuver au point d'eau destiné aux oiseaux. Dans nos contrées, les points d'eau naturels sont inexistants suite à la sécheresse des étés; aussi un petit abreuvoir peu profond les attire toujours.

 La mauvaise saison venant, les oiseaux se rapprochent des maisons et des ravitaillements que l'on veut bien leur distribuer.
Tant est si bien, quand ce moment ce n'est plus 2 tourterelles mais une quinzaine qui prennent rendez-vous sur les branches d'un vieux cerisier mort. C'est un point de ralliement pour profiter des premiers rayons du soleil après une nuit froide; c'est aussi un point d'observation pour repérer la nourriture alentours et c'est forcément un endroit découvert où elles sont à l'abri des prédateurs pour y effectuer leur toilette.





La Tourterelle turque commence à se reproduire début mars, et jusqu'à fin octobre. Le nid est une plate-forme très lâche dans un arbre, ou un buisson dense. Mon couple préféré a élu domicile dans le grand pin du voisin. Ce dernier offre l'hôtel, moi je fais le restaurant!
Elles vivent sédentaires et en couple. On peut les voir côte à côte se bécotant; ce ne sont pas forcément des baisers d'amoureux mais une manière de s'épouiller.






En tout cas, elles nous offrent souvent un joli spectacle avec leur ballet incessant entre les branches, déployant leurs larges éventails. Si elles n'ont rien à voir avec les colombes blanches qui sont en fait des pigeons bisets blancs, elles font partie de la même famille des Colombinés.